
Moscou, 1942: "Le moment était venu de révéler l'existence de "Torch" [...]. Pour illustrer mon propos, j'avais dessiné un crocodile, et j'expliquai à Staline quo nous avions l'intention d'attaquer le ventre mou de l'animal en même temps que son museau dur [...]. Staline, dont l'intérêt était maintenant à son comble, s'exclama: "Que Dieu fasse réussir cette entreprise!" Lorsque je me levai pour prendre congé, il me dit d'un ton bien plus aimable qu'auparavant: "Vous partez demain à l'aube. Pourquoi ne pas venir chez moi prendre quelques verres?" Je répondis que par principe, j'étais toujours partisan d'une telle politique. " Casablanca, 1943: "Je comprenais et j'admirais le comportement arrogant du général de Gaulle, même si j'en éprouvais du ressentiment. C'était un réfugié, un exilé condamné à mort par son pays, entièrement tributaire de la bonne volonté du gouvernement britannique [...]. Les Allemands avaient conquis son pays; nulle part il n'était vraime
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